Les fées sont des femmes... et les femmes sont des fées

Publié le 30 Septembre 2010

Depuis dimanche, depuis la Bataille de Stalingrad donc, j'ai la sensation d'être un homme en voyage au pays des femmes! 

Pourtant, il y a bien des hommes qui assistent au spectacle. Des pères, des amis, des assidus du théâtre de La Commune... Et je ne parle pas évidemment de tous les enfants pour lesquels nous jouons.

Reste que les regards gourmands, curieux, intenses et les paroles vives,inattendues et reconnaissantes qui me marquent le plus viennent des femmes. Attention, je ne dis pas que les hommes ne manifestent ou ne disent rien de touchant ou de surprenant...!!! Et je n'évoque même pas les réactions des enfants!!! Je dis juste que je suis ces jours-ci terriblement touché par nos spectatrices. Est-ce parce que deux de nos histoires sont des histoires de femme, de mère. La Chachatatutu qui protège son troisième petit; la Reine qui, au terme d'un voyage initiatique, réalise son rêve: avoir un enfant. Racontant ces histoires, je serais donc plus sensible à "comment les femmes vivent le spectacle"? Je ne sais pas... Peut-être est-ce aussi de les jouer avec Sonia qui a mis tout son coeur dans la conception des histoires... peut-être aussi l'engagement de Véronique du théatre qui est avec nous chaque fois... ??? ... Bon, en même temps, il y a François qui oeuvre à nous offrir des conditions techniques de représentations juste... comment dire... juste super! Bon, bref, disons que c'est l'humeur du moment...

Ainsi, lors de cette fameuse Bataille de Stalingrad (la plus sanglante de la Seconde guerre Mondiale, ndlr), il y a eu cette mère qui accompagnait sa fille, environ 12 ans, adorant le théâtre. "Mais moi je n'aime pas le théâtre! Mais ça lui fait plaisir." Pour nous, "grosse pression", "challenge"! ... Après avoir vu C'est parce qu'il est dans l'eau qu'on ne voit pas les larmes du poisson qui pleure, elle semblait ravie d'avoir partagé ce moment avec sa fille, peut-être même émue de s'être laissée embobiner par une histoire, par un moment de théâtre si artisanal! Et la voilà à nous demander si nous rejouions le spectacle ailleurs... et où... Et oui, j'ai été ému... et je me disais "voilà, désormais cette fille pourra partager avec sa mère son amour du spectacle".

Parler des femmes, là pour le coup il n'y avait que des femmes, pour lesquelles nous avons joué hier à la deuxième scéance, est moins facile, en tout cas plus délicat pour moi. C'était à Epicéa, épicerie associative. Sur le lieu, de la nourriture, des couches, des rdv avec un écrivain public, des conseils pour toute démarche, des cours de français... Elles étaient une douzaine. Elles se connaissaient bien... Elles s'étaient inscrites pour voir un spectacle, là, dans ce lieu qui est le leur... Un moment entre elles! Nous jouions à nouveau ...le poisson qui pleure. Mon Dieu! Comme elles ont goûté cette histoire; comme elles ont souri du Roi ridicule, comme elles ont ri à la chute... Et moi, j'étais le seul gars à "assister" à cette complicité de femmes... Et bien cet après-midi-là, je ne suis pas prêt de l'oublier!

Aujourd'hui encore... Beaucoup de femmes. Les résidentes de LA MAIN TENDUE, avec leurs enfants... Mais ça, c'est une autre histoire... 

Une histoire de femmes... une histoire de fées...???!!!DSC04304.jpg 

Rédigé par alombredicietla.over-blog.com

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